• Pour quitter Darwin et rejoindre la côte Est, plusieurs solutions s'offraient à moi. Prendre un avion, louer une voiture ou faire du covoiturage. J'ai choisi cette dernière option, et j'ai trouvé une « travelmate » ou partenaire de voyage sur un site internet spécialisé.

    Avec Sonia, nous avons donc pris la route pour une longue traversée de l'outback. Une fois de plus, j'ai parcouru cette plaine immense, avec sa terre poussiéreuse rouge, ses petits arbustes, sa faune surprenante et sa chaleur écrasante. J'aime cet endroit si isolé, propice à la méditation. J'aime rouler des heures et des heures sans croiser âme qui vive. J'aime l'odeur du moteur en surchauffe, la moiteur de mon corps lui aussi en surchauffe, cette ambiance si spéciale que l'on ne retrouve nul part ailleurs. J'aime l'outback !

    Le soir nous marquions des stops sur des rest area où nous pouvions nous laver avec l'eau des water tank, ces grandes cuves de récupération d'eau de pluie. Dans le van nous avion une glacière où nous tentions tant bien que mal de garder quelques mets au frais avec de la glace achetée sur la route dans les stations essences. Pour faire la cuisine, nous avions un réchaud à gaz. Et pour dormir, le van était équipé d'un lit double. Une vraie petite maison roulante !

    Un soir alors que nous étions à table j'ai vu dans le faisceau de ma lampe des yeux qui nous observaient. Doucement, un couteau à la main, je me suis approchée pour voir de quoi il s'agissait. Marsupial ou dingo, j'avais une chance sur deux de me faire attaquer ! Mais soudain j'ai entendu miauler. Un chat sauvage ! Je l'ai gentiment chassé en imitant le dingo (non non non je ne vous ferais pas une démonstration!). Dans la nuit, Sonia m'a réveillé, des bruits provenaient du toit du van. Je suis sortie jeter un coup d’œil, le chat sauvage était là. Une fois de plus je l'ai éloigné. Les chats sont un fléau en Australie, ils ne sont pas natifs, ils ont été importé par les colons. Depuis ils vivent dans la nature, se reproduisent à grande échelle et tuent la faune endémique, oiseaux ou petits marsupiaux.

    Après plus de 3000 km parcourus en 4 jours, nous sommes arrivée sur la côte Est.


    votre commentaire
  • La RainforestSur la côte Est Australienne, entre Port Douglas et Cooktown, s'étend le Daintree National Park, recouvert en majorité par une forêt tropicale primitive, la Rainforest. Parmi ses feuillages se cachent une faune surprenantes et inquiétantes, tel que la mygale ou le typan, ce serpent dont le venin est 300 fois plus puissant que celui du cobra, ou encore le lézard arboricole, capable de vous prendre pour un arbre et de vous grimper dessus, vous éventrant au passage avec ses griffes asserrées.

     

    C'est dans ceLa Rainforest décors digne d'un film d'épouvante que nous sommes parties en randonnée. Sursautant à chaque bruissement de feuille, nous avons découvert un endroit vraiment magique bien que légèrement inhospitalier. Par endroit, des chutes d'eau spectaculaires animaient la rivière qui coulait en contre-bas de notre sentier. J'étais fascinée par les racines des arbres toute torturée. Au détour d'un virage nous avons aperçu un couple de casoars avec leur bébé. Nous les avons suivis et observés pendant 10 bonnes minutes, de très près, ils sont passés juste à côté de nous. Cet oiseau coureur et incapable de voler ressemble un peu à un émeu de part la taille, mais sa tête rouge et violette ornée d'un réel casque osseux le rend vraiment unique. En voie de disparition, il reste moins de 1000 individus, alors nous mesurions notre chance de les voir de si près. De retour à la voiture, nous avons lu notre guide au sujet des casoars. Voici à peu près ce qu'il était écrit : « Le casoar est un La Rainforestvolatile dangereux qui peut se montrer très aggressif lorsqu'il veut protéger son petit. Un coup de tête dans le thorax peut être fatal. Surtout si vous en rencontrez, ne les approchez pas et laissez leur le champ libre ». Hum.... Finalement heureusement que nous n'avions pas lu le guide avant car nous serions perchée dans un arbre à l'heure qu'il est !


    3 commentaires
  • La grande barrière de corailReconnue comme l'une des merveilles du monde actuel, je ne pouvais séjourner en Australie sans voir la Grande Barrière de Corail. Le "reef" est situé au large de la côte nord-est australienne. Long de plusieurs milliers de kilomètres, le reef est malheureusement menacé par le changement climatique et l'industrie du tourisme, et le corail se meurt peu à peu.

    L'aventure a commencé pour moi à peine leLa grande barrière de corail bateau sorti de la marina. C'était un petit bateau de plongée qui se laissait facilement balloter par les vagues. Je restais concentrée sur l'horizon, mais malgré cela et les médicaments que j'avais pris avant de partir je suis vite aller nourrir les poissons. Les 1h30 de traversée m'ont paru durée des siècles tant j'étais mal. Arrivé sur le reef, je me suis tout de suite équipée de mon masque, mon tuba et mes palmes, pensant que je serais mieux dans l'eau que dans le bateau. Pas tant que ça finalement, j'ai du faire plusieurs retrait de tuba en urgence... Du coup je n'ai pas profité du magnifique buffet de fruits de mer servi à bord pour le déjeuner, j'ai juste lutté toute la journée contre ce fichu mal de mer. Et côté barrière de corail... J'avoue avoir été pour la première fois de ce voyage un peu déçue. Le corail est vraiment très abîmé, mais il est tout de même possible de voir des poissons (j'ai même vu un petit requin).


    3 commentaires
  • Alors que nous nous étions mis d'accord avec Sonia pour faire la route ensemble jusqu'à Brisbane et arriver là-bas le 14 Novembre, voilà qu'elle m'a annoncé arrivées à Cairns qu'elle préférait prendre son temps pour descendre la côte et revoir des gens rencontrés en route. Je me suis donc retrouvée du jour pour le lendemain sans solution pour parcourir les 1700 km de côte et profiter des différents hauts-lieux en court  de route...

    Sans attendre j'ai posté des annonces sur internet et j'ai fais le tour des auberges de jeunesse pour tenter de trouver un chauffeur pour le lendemain. Mais en vain... Ni une ni deux, j'ai donc décidé de partir en stop, une nouvelle aventure épique à alors commencé !

    Brisbane Express : Episode 1Je suis donc partie avec mon baluchon sur le dos vers 8h du centre de Cairns, et il m'a fallu environ 2h de marche pour sortir de la ville. Après quoi j'ai tendu le pouce en continuant à marcher, et en même pas 20 minutes un premier 4x4 s'est arrêté. Un couple de retraités qui allait jusqu'à la ville suivante (30km) m'a proposé de faire ce petit bout de chemin avec eux. Ils m'ont dit qu'ils s'étaient arrêtés pour mon sourire... Et que je devrais y arriver car je dégage quelque chose de positif. Alors restons positifs! Ils m'ont déposé, et à peine j'avais repris à marcher qu'un camion s'est arrêté. Il allait à 100km, j'ai sauté dedans! Le chauffeur m'a parlé de la région, j'ai eu droit à une véritable visite guidée. Il m'a déposé et de suite après un 4x4 m'a dépassé puis a fait demi tour pour me prendre. Nick m'a proposé de m'emmener à plus de 200km de là. Great ! Il m'a offert un sandwich en route et a fait des détours pour me montrer des lieux touristiques. Ensuite il m'a déposé, et en même pas 10 minutes un autre 4x4 s'est arrêté et m'a proposé de m'emmener à Airlie Beach à plus de 200km ! Avec Shon nous avons refait le monde, nous avons parlé viticulture, et il m'a donné plein de conseil pour visiter les whitsundays, ce petit archipel paradisiaque au large d'Airlie Beach. Et pour finir il a appelé un camping pour me réserver une place et m'y a déposé. Du coup j'ai ressorti la tente !

    Me voici donc à Airlie Beach où je vaisBrisbane Express : Episode 1 séjourner quelques temps pour profiter pleinement des activités proposées. Et au final je ne regrette pas ce faux pas, je suis rapidement retombée sur mes pattes pour rendre l'aventure encore plus belle et intense !


    3 commentaires
  • Les Whitsunday vue de la côteLes Whitsunday sont un ensemble de 74 îles au large d'Airlie Beach. De taille et de composition variées, elles offrent un spectacle étonnant vue de la côte. Certaines sont habitées, d'autres totalement vierge de présence humaine. Je suis partie de bon matin, vers 7h, sous un grand soleil en direction du Mont Rooper, un point de vue imprenable sur l'archipel. Il était encore temps mais le soleil brulait déjà, se reflétant sur l'asphalte. J'ai du marcher une bonne heure avant d'arriver au point de départ de la randonnée.

    Un petit chemin ombragée sillonne laLes Whitsunday vue de la côte montagne à travers l'épaisse forêt tropicale. J'étais certes à l'ombre, mais l'ambiance était une fois de plus bien inquiétante. J'avançais en mode ninja, prête à bondir au moindre bruissement de feuille. Je suis arrivée au sommet et la vue était vraiment sublime d'ici. En redescendant, il est possible de faire un petit détour vers une crique isolée. En chemin j'ai croisé un lézard géant, un goanna.


    3 commentaires
  • J'ai passé une journée incroyable, idyllique dans l'archipel des Whitsundays. Après ma mauvaise expérience en mer sur la grande barrière de corail, j'ai pourtant hésité à retenter l'expérience du bateau. Mais j'ai trouvé un petit combo avion + speed boat, qui d'après la brochure ne provoquait pas le mal de mer. J'ai donc sauté le pas, et j'ai bien fait !

    La journée a commencé par un survol d'une heure de l'archipel des Whitsundays et de la grande barrière de corail. Je suis montée dans le petit coucou, à la place privilégiée de copilote. J'avais une vue superbe, le temps était sublime, toutes les conditions étaient réunies pour s'envoler au 7ème ciel !

    Je crois que je suis restée bouche béeUne journée au paradis tout le vol. D'abord le survol de l'archipel et de ses 74 îles. Certaines sont habitées ou hébergent des complexes hoteliers de luxe (comptez plusieurs milliers de dollars pour la nuit... perso j'ai dormi dans ma tente...), mais la plupart sont vierges. La plus grande d'entre elles et ayant donné son nom à l'archipel, Whitsunday Island, est bordée par l'une des plus belles plages du monde. Son sable si blanc est du à un taux de silicate de plus de 90%.

    Après le survol de l'archipel, nous avonsUne journée au paradis mis le cap sur la grande barrière de corail. Et après avoir nager dedans, je pense que la meilleure façon de la découvrir est de la survoler. D'en haut, elle offre un spectacle incroyable. L'instant d'un moment je me suis prise pour Yann Arthus Bertand... Sans la moustache hihi. La terre vu du ciel... Au milieu de la grand blanc surgit soudain LA grande barrière de corail dans toute sa splendeur. Les coraux affleurent la surface, des petits dauphins dansent aux alentours... Et surtout, il y a le fameux récif en forme de coeur qui comblera les plus romantiques...

    Une journée au paradisJ'étais encore sur mon petit nuage, des étoiles plein les yeux lorsque je suis montée dans le speed boat. Le speed boat, comme son nom l'indique, est un bateau très rapide qui survole littéralement les vagues, évitant le tangage et donc le mal de mer. J'ai retrouvé à bord Andi, Mattias et Julia, mes voisins allemands de camping. Et en effet, je n'ai pas été malade et j'ai pu profiter pleinement du snorkeling dans l'archipel. Avec mes 3 nouveaux amis nous nous sommes amusés à poursuivre les poissons et à barboter pendant 1 heure. Puis il était temps de remonter à bord. Avec Andi, Mattias et une gentille petite famille de français nous étions les 5 derniers dans l'eau lorsque le capitaine a crié "Turtle"! Je me suis retournée et je l'ai vu, juste derrièrUne journée au paradise moi, majestueuse à la surface de l'eau. Ni une ni deux nous avons palmé pour la suivre dans le grand bleu. Elle était là, nageant tranquillement devant moi. Elle déployait ses pattes telles des ailes, elle semblait voler. C'était un moment très intense dans le monde du silence, je crois que la magie de ce ballet sous-marin restera longtemps gravé dans ma mémoire...

    Une journée au paradisNous avons ensuite déjeuné sur le sable fin de Whitehaven beach, avant de passer l'après-midi à jouer dans l'eau turquoise et à lézarder sur le sable blanc... Je crois que je n'ai pas cessé de sourire ce jour là, j'avais l'impression de me retrouver dans un décors de carte postale. L'Australie est un grand pays au mille et une facettes, je sais que je viens de découvrir l'un de ses plus beaux visages...


    4 commentaires
  • Un moment de grâce qui je crois se passe de tout commentaire...

     


    3 commentaires
  • Brisbane Express : Episode 2Pour repartir d'Airlie Beach et continuer ma descente vers Brisbane, je devais dans un premier temps rejoindre la route principale. J'avais décidé de le faire en bus de ville, mais le chauffeur n'a pas voulu de ma remorque de vélo... Ni une ni deux, je suis partie en marchant et en faisant de l'auto-stop. Le camping où je séjournais était situé à 2 km du centre d'Airlie Beach. Un minibus de l'aéroport m'a proposé de me déposer dans le centre, m'évitant ainsi la grande montée. Une fois dans le centre, j'ai repris le stop. En même pas 100 mètres une voiture s'est arrêté. Peter allait à l'aéroport situé sur la route principale à 30 km. Un bon début pour moi ! Laissée sur le bord de la route, je suis repartie en marchant et en tendant de nouveau le pouce. Là encore en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire une nouvelle voiture s'est arrêtée. C'était Nick, un mineur qui rejoignait son lieu de travail à plus de 200 km au sud. Du coup nous avons bien papoté pendant 2 heures. Il m'a déposé dans une station service à partir de laquelle je suis repartie en marchant sur le bord de la route. Une voiture de location m'a doublé puis a fait demi-tour pour venir me chercher. Christoph, un allemand de 25 ans, descandait lui aussi vers le sud, sans programme précis en tête. Du coup, le courant passant immédiatement bien entre nous, ce qui devait être une rencontre de quelques heures à durer 3 jours, avec beaucoup de découvertes et de fou rire !

    Sur la première étape de ce Brisbane express, j'ai parcouru 620 km. Pour la deuxième étape, se sera 590 km la première journée puis 430 km de plus sur les 3 jours passés avec Christoph. Le défi Cairns-Brisbane en auto-stop est bientôt réalisé !


    votre commentaire
  • 3 jours de découverte avec ChristophNotre première étape a été la plage de Mon repos, plage protégée où les tortues marines ont l'habitude de venir pondre entre Novembre et Janvier. A la nuit tombée, elles se hissent sur le sable pour pondre jusqu'à plus d'une centaine d'oeufs. Avec Christoph nous avons pisté les tortues pendant plus de 5 heures, malheureusement en vain. Mais pendant ce temps, j'ai lu des informations sur les tortues et j'ai appris des tas de choses ! Saviez-vous que le sexe des tortues était determiné par la température du sable? Au-dessous de 28,6°C, le bébé tortue sera un mâle, au-dessus, une femelle ! Cette température a été determiné par des scientifiques en laboratoire. On comprend mieux pourquoi les tortues viennent pondre en Australie plutôt qu'à La Rochelle...

    Le lendemain, nous avons mis le cap sur3 jours de découverte avec Christoph Rainbow Beach, une mignonne petite ville balnéaire qui doit son nom à ses falaises de sables colorées. Une dune de sable de 120 mètres de haut fait le bonheur des parapentes, et le notre par la même occasion. Nous avons passé l'après-midi à arpenter le sable et à faire des glissades. Le soir, nous avons camper sur la plage, les pieds dans l'eau...

    3 jours de découverte avec ChristophLe jour suivant, nous avons découvert la charmante petite ville de Noosa mais surtout son parc national. Une promenade longe la côte, et des koalas peuples ses arbres. L'après-midi nous avons fait du surf, enfin surtout Christoph, car après avoir bu 3 fois la tasse en 10 minutes j'ai jeté l'éponge, préférant faire le lézard sur la plage.

    Christoph a repris son périple en solo en direction de Fraser Island, et moi j'ai fait les 150 derniers kilomètres de mon périple sur la côte Est en bus. Je suis arrivée à l'aéroport, où j'attends à présent mon avion pour la Nouvelle-Calédonie...


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique