• Avant de partir à la découverte de la côte Est Australienne, j'ai eu envie de découvrir un autre pays, une autre culture. Darwin étant idéalement situé aux portes de l'Asie, j'ai décidé de passer 3 semaines en Indonésie.

    La première semaine, j'ai visité Bali, une île spirituelle et apaisante lorsque l'on sort  des sentiers battus. J'y ai retrouvé Gaëlle, une amie de Paris, qui était en mission à Singapour et qui m'a rejoint le temps d'un week-end.

    Arrivée à l'aéroport de Denpasar j'étais un peu déboussolée. De nouvelles odeurs, un autre langage et surtout une ville grouillante, bien loin du « no worries » australien. J'ai tout de suite était frappée par la douceur du visage des balinais, toujours souriants. Je me suis assise sur mon sac et j'ai regardé cette ville vivre en attendant Gaëlle. Nous avons de suite pris un taxi pour rejoindre Ubud, une charmante petite ville située au centre de l'île, au beau milieu des rizières. J'avais comme projet de louer un scooter pour visiter tranquillement l’île, mais lorsque j'ai découvert le trafic et le code de la route balinais, j'ai tout de suite abandonné l'idée. Cramponnées dans le taxi, nous sommes arrivées à Ubud en un temps record. 

    Un week-end à BaliLe premier matin nous nous sommes rendues au marché afin de trouver un chauffeur pour nous amener aux différents endroits que nous voulions visiter. Et mieux que ça, nous sommes tombées sur un ange ! Monsieur Dewa, un homme charmant qui nous a proposé de nous conduire toute la journée là où nous le souhaitions. Comme il était en scooter, il a recruté une amie à lui et nous sommes partis tous les 4 en scooter sur les routes balinaises. Au programme visites de temples, découverte d'une plantation de café et d'arbres fruitiers locaux, points de vue sur les volcans, déjeuner au milieu des rizières...

    En Indonésie il existe un café bienUn week-end à Bali particulier, le café Luwak, qui tient son nom d'un petit animal éponyme. Ressemblant à une fouine mais faisant partie de la famille des civettes, le luwak est en quelque sorte... la machine à café. En effet, il mange les grains de café (les meilleurs, monsieur a des goûts de luxe), les digère et les rejette dans ses excréments. Son système digestif transforme le grain de café et ses propriétés, permettant l'obtention d'un café plus fort en goût mais plus léger en caféine.

    Un week-end à BaliLe soir, nous avons assisté à un spectacle de danse balinaise dans le magnifique cadre qu'offre le palais d'Ubud. Au rythme du gamelan, cet ensemble instrumental traditionnel, différentes danses se succèdent, racontant une partie de l'histoire de la religion hindouiste.

     

    Le lendemain nous avons retrouvéUn week-end à Bali Monsieur Dewa pour la visite de Pura Ulun Datu, un temple situé sur les bords du lac Bratan. Nous l'avons emmené faire un tour de barque sur le lac, il était heureux comme un gamin. Tout allait très bien jusqu'au moment où nous nous sommes retrouvés coincés dans le filet de protection du temple, ce qui a valu pour Monsieur Dewa une crise de panique et pour nous une bonne crise de rire !

    Un week-end à BaliLe soir Monsieur Dewa nous a invité à partager un repas dans sa famille. C'était un beau moment pour nous. Sa maison, comme toutes les maisons hindouistes à Bali, comporte un temple familial et de nombreuses dépendances pour tous les membres de la famille. La cuisine est commune, ce qui rend l'endroit très convivial. Nous avons été reçues comme des princesses, habillées en costumes traditionnels (euh... la styliste de Gaëlle avait quelques soucis d'assortiment de couleurs... Moi perso j'avais la classe héhé). Nous avons dégusté plusieurs mets locaux, tel que le poulet saté, des fruits, des gâteaux à la farine de riz.

    C'était très appréciable pour moi de partager la découverte de l’île avec quelqu'un. Après 5 mois de voyage en solitaire, ça m'a fait du bien de pouvoir dire « tiens regarde ça comme c'est beau » ou encore « que veux-tu manger ce soir ? ».

    Merci Gaëlle pour ta bonne humeur, ton humour, ton ouverture d'esprit, ta simplicité et ton enthousiasme. On a fait un bon duo !


    3 commentaires
  • Bali :  MundukJ'ai continué ma route vers le Nord pour rejoindre le petit village de Munduk, perché dans les montagnes, au milieu des rizières en terrasse. J'ai fait le voyage en bémo, petit taxi commun local. Mon chauffeur était tout fier de me faire découvrir son île, marquant des arrêts pour que je prenne des photos. La photo sur commande, ce n'est pas tellement mon truc, mais il le faisait avec tellement de plaisir que je me suis prise au jeu.

    Arrivée à Munduk en fin de matinée, j'aiBali :  Munduk tout de suite arpenté le village avec mon sac à dos à la recherche d'une chambre pour la nuit. Je n'avais pas anticipé la non disponibilité d'un distributeur de billet, aussi suis-je arrivée avec seulement 100 000 rp en poche (8 euros). Il me fallait manger le midi, manger le soir, dormir et prendre un petit déj le lendemain. Défi accepté ! Les petits hôtels me proposaient des chambres minimum à 150 000 rp, je me suis donc mise à la recherche d'une famille qui pourrait m'offrir une chambre pour la nuit. J'ai rencontré Ibu, qui m'a cuisiné un repas, offert un lit et un petit déjeuner pour 50 000 rp. Je vais pouvoir manger ce midi !

    Bali :  MundukAprès avoir déposé mon sac chez Ibu, je me suis mise en quête d'un warang pour manger (petite échoppe locale). J'ai dégusté le poulet curry préparé par Putu, et comme j'étais sa seule cliente il est venu s’asseoir à ma table pour discuter avec moi. Après le déjeuner il m'a proposé de m'emmener voir des cascades dans la montagne. Des chutes magnifiques, au beau milieu d'une végétation luxuriante. Puis, il a du rentrer pour s'occuper de son restaurant, mais a pris soin de m'indiquer une belle balade à travers les rizières. Nous nous sommes donnés rendez-vous le soir pour aller voir un combat de coq, distraction qu'il affectionne particulièrement.

     J'ai marché tout l'après-midi au milieu deBali :  Munduk ce paysage fantastique de rizières à perte de vue. J'ai traversé un petit village vraiment isolé, où j'ai écouté un petit garçon jouer de la musique. Il était tout fier d'avoir une spectatrice. Un peu plus loin, des hommes discutaient en fumant leurs fameuses cigarettes au clou de girofle. En contre-bas, des femmes lavaient le linge dans un cours d'eau. Des petites filles jouaient et riaient dans une cours où des grains de café séchaient au soleil. Je suis restée un moment à observer ces scènes de vie, oubliant la vie moderne et le temps qui passe... Le temps qui passe ! Il était grand temps de retrouver Putu pour aller au combat de coq !

    Bali :  MundukAccrochée derrière Putu sur son scooter, nous sommes partis à travers la montagne et des pistes en terre pour rejoindre l'aire de combat installée dans un petit village. L'ambiance était déjà survoltée, les paris fusaient, ça criait, ça se faisait des signes dans tous les sens, on se serait cru à l'ouverture de Wall Street en pleine campagne balinaise. Nous avons pris place et Putu m'a expliqué les règles. Deux coqs s'affrontent, une lame de couteau bien aiguisée accrochée à la patte, et le vainqueur est... celui qui ne meurt pas... Ça peut paraître un peu cruel, mais c'est culturel. Les combats de coq sont très prisés ici, tellement que le gouvernement les interdit en dehors des combats officiels, pour ne pas que les Balinais y perdent tout leur argent. Mais de nombreux combats clandestins sont organisés (comme celui auquel j'ai assisté) et si la police passe, elle est très facilement corruptible avec un peu d'argent...

    Je suis rentrée manger le repas que m'avait préparé Ibu, et ce soir là, j'ai été ravie de ne pas avoir de poulet dans mon assiette...


    votre commentaire
  • Bali : De Lovina à AmedPour profiter de l'aspect maritime de Bali, j'ai mis le cap encore plus au nord pour atteindre Lovina. C'est une petite ville côtière réputée pour être un bon point de départ pour observer les dauphins, mais c'est également un petit port de pêche. Cependant je me suis vite rendue compte que la ville était très tournée vers le tourisme, restaurants et boutiques de souvenirs fleurissant à chaque coin de rue. Pour le côté authentique on repassera, mais pour le côté farniente sur la plage c'était pas mal. J'ai rencontré un pêcheur qui m'a embarqué pour une petite virée au large. J'ai attrapé 2 minis thons mais sentant poindre le mal de mer j'ai demandé à rejoindre la plage au plus vite... Une fois sur la terre ferme Mado le pêcheur a allumé un feu sur la plage et nous avons fait griller les 2 petits poissons. Un peu petit pour le repas, c'était un bel apéro dirons-nous !

    Bali : De Lovina à AmedBali : De Lovina à AmedBali : De Lovina à Amed

     

    Étant un peu déçue par ce manqueBali : De Lovina à Amed d'authenticité, j'ai repris la route le lendemain en taxi-scooter pour Amed, située sur la côte Est. J'y ai trouvé ce que je cherchais, un petit village familial et sympathique. J'ai été accueillie les bras ouverts par la famille Fisherman, qui m'a offert une chambre et leur salle de bain en partage. Côté authenticité j'ai été servie ! Ils ont été adorable avec moi et j'ai partagé leur quotidien ainsi que les jeux de la petite dernière. Une vraie chipie à croquer !

    Bali : De Lovina à AmedA Amed, il est possible de faire du snorkeling (tuba + masque + palmes) depuis la plage. On met la tête sous l'eau et c'est un vrai aquarium qui s'illumine devant nos yeux. C'était magique ! J'ai pu observer les coraux, des poissons clowns, des poissons zèbres, et toutes sortes de poissons dont j'ignorais le nom. Un vrai régal !


    votre commentaire
  • Bali : L'ascension du Mont baturBali, comme bon nombre d'îles en Indonésie,est une île volcanique. Le plus haut sommet est le mont Agung. Mais c'est également un mont sacré pour les hindouistes, et des célébrations étaient en cours lorsque j'y étais, empêchant l'accès au trek. J'ai donc décidé de gravir le second sommet le plus haut pour avoir une vue d'ensemble de l'île, le Mont Batur.

    L'ascension se fait de nuit pour arriver auBali : L'ascension du Mont batur sommet au lever du jour. Le départ d'Ahmed était prévu à 1h30 du matin, j'avais décidé de ne pas me coucher plutôt que de dormir que quelques heures. Mais à 22h je piquais du nez, je me suis donc couchée en mettant mon réveil. Mais lorsque ce dernier à sonner je l'ai éteins et me suis rendormie... J'ai été réveillée par des échanges de voix à l’extérieur. J'ai regardé l'heure : 2h ! J'ai bondi et suis sortie en trombe, trouvant mon chauffeur et monsieur Fisherman discutant tranquillement. Mon chauffeur m'a salué avec le sourire, tout tranquille. Moi j'étais toute confuse d'être en retard... Arrivée à la voiture j'ai fait la connaissance de mes 2 compatriotes pour l'ascension, Anna et Laura, 2 allemandes. Là l'accueil a été un peu plus froid, mon retard pouvant nous priver du lever du soleil au sommet. Je me suis faite toute petite dans la voiture, moi qui ne suis jamais en retard, j'étais vraiment honteuse. Notre chauffeur nous a rassuré, nous disant qu'il y avait un peu de marge. Il a tout de même conduit un peu vite, peu être trop, prenant les virages tel un pilote de rallye. Et ce qui devait arriver arriva, j'ai eu le mal des transports... Je n'osais rien dire car je m'étais déjà assez fait remarquée, mais notre chauffeur m'a trouvé un peu pâle et à stopper la voiture à temps... La bouffée d'air frais a suffit à me remettre sur pied.

     Bali : L'ascension du Mont baturArrivées au pied du volcan, nous avons retrouvé notre guide. A la lumière des frontales, les premières centaines de mètres se font sur du plat, dans la cendre, au milieu de la forêt. Puis c'est la montée sur un chemin caillouteux mais relativement facile. Cette ascension est très populaire, aussi nous y avons croisés de nombreux groupes. La vue du sommet était incroyable. Nous avons vu le lever du soleil sur le Mont Agung, les rizières à perte de vue, la dernière coulée de lave du volcan et même au loin l’île de Lombock. Notre guide nous a cuisiné un petit déjeuner à base de sandwich à la banane et d’œufs cuits dans les vapeurs du volcan. Finalement, mon retard ne nous aura pas handicapé, et nous avons même bien sympathisé avec Anna et Laura. Comme quoi, rien ne sert de courir....


    votre commentaire
  • De retour à Bali, nous avons décidé de passer quelques jours à Ubud pour souffler un peu au milieu des rizières. Mais très vite l'envie de grimper nous a repris, et j'avais toujours à l'idée de gravir le point culminant de l'île, le mont Agung. Les cérémonies religieuses qui m'avaient contrainte à changer mes plans deux semaines auparavant étaient à présent terminées, et l'ascension de nouveau autorisée.

    Bali : Mont AgungNous avons trouvé un chauffeur et une guide, et Virna, l'italienne que nous avions rencontré lors de l'ascension du Merapi nous y a rejoint. Nous avons donc formé le temps de cette randonnée un quatuor 100% féminin ! Nyoman, notre guide, a veillé sur nous du début à la fin, avec ses grands sourires et ses petits biscuits. Elle avait même prévu le thermos de café pour le sommet ! Une chose nous a cependant immédiatement frappée, c'est la taille de ces chaussures. Elles étaient beaucoup trop grandes pour elle ! Avant de partir, elle a fait une petite prière et une offrande au temple hindouiste au pied du volcan. Une fois l'encens allumé, nous pouvions partir en toute quiétude.

    Pendant la montée, j'ai risqué 2-3 fois deBali : Mont Agung tomber, j'étais fatiguée, je m'endormais debout. Heureusement les filles veillaient, une petite barre chocolatée m'a réveillé. En haut, une vue imprenable une fois de plus. Nous étions au-dessus des nuages, à 3200m, sur le toit de l'île. Magnifique...

     

    En redescendant, nous avons croisé un petit singe dans les rochers abruptes. Une fois passée la mer de nuage, nous avons pris une petite averse sur le coin du nez, rendant le sol très glissant, nous obligeant à nous accrocher aux branches. Ceci dit, jouer à Tarzan nous a bien fait rire !

    Arrivées en bas Nyoman nous a félicité pour cette ascension. Nous avions passé toutes les 4 un très bon moment, unique. J'ai proposé à Nyoman d'essayer mes chaussures. C'était sa pointure, alors je lui ai laissé. Pour moi c'était une paire de chaussures, pour elle, son outil de travail. Et puis j'ai pensé, on m'a beaucoup aidé pendant mon voyage à vélo sans que je puisse rendre la pareille. Alors à mon tour d'aider quelqu'un...


    1 commentaire
  • Voici un petit montage des meilleurs moments passés à Bali....

     


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique